Cécile Nozière : Pionnier de la finance internationale [en]

Qui affirme que les chiffres n’ont rien de passionnant n’a pas rencontré Cécile Nozière. Expert-comptable, CPA américain et présidente de Finadvia Limited, société de consulting spécialisée dans le domaine du suivi des risques et du contrôle réglementaire dans les banques d’investissement, Cécile Nozière a bâti une carrière riche et épanouissante qui ne connaît pas de frontière et qui correspond parfaitement à son mode de vie de grande voyageuse.

JPEG Avec plus de 20 ans d’expérience à son actif dans le système bancaire international, Cécile Nozière compte les plus grandes banques mondiales parmi ses clients, sans compter d’éminents régulateurs européens et américains. Opérant en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, elle conseille ses clients au sujet de risques des activités de marché, du démarrage de nouveaux produits et des normes comptables internationales.

Dès ses plus jeunes années passées sur les bancs de l’école à Paris, Cécile Nozière a toujours aimé les chiffres et a poursuivi des études de finance internationale à une époque où peu de femmes étaient présentes dans ce secteur. Parfois confrontée aux défis dont les pionniers ne peuvent se soustraire, Cécile Nozière admet qu’elle ne laissait pas voir ses sentiments en public. « Je me disais que j’arriverais. J’étais consciente du grand changement culturel [en cours]… qu’il fallait se battre. Je ne pouvais pas baisser les bras. »

Une fois son diplôme de HEC Paris acquis et avec sa maîtrise parfaite de l’anglais, appris dès son plus jeune âge, Cécile Nozière a commencé sa carrière à Londres comme trader pour la BNP. Ensuite, elle est revenue en France pour devenir manager du groupe Banque/Finance de Ernest and Young en France avant de travailler, en 1992, à la Direction Financière du Crédit Lyonnais, à Paris.

« J’ai toujours aimé découvrir de nouveaux pays, » explique Cécile Nozière qui a travaillé notamment à New York, au Japon et au Canada. Son mari partage sa passion et, à tour de rôle, au fil des opportunités professionnelles, ont conduit leurs enfants d’une destination internationale à une autre. Cela a créé une culture familiale unique, soudée, qu’eux seuls peuvent pleinement saisir et apprécier.

En raison de la fréquence des déménagements de la famille, Cécile Nozière a finalement décidé, voilà 6-7 ans, de créer sa propre firme de consulting afin de s’épargner de rechercher sans cesse du travail. Ses enfants ayant grandi, elle travaille maintenant avec beaucoup plus de clients, augmentant sensiblement sa charge de travail. « Les personnes avec lesquelles je travaille aujourd’hui, je les connais depuis 20 ans. Construire ma clientèle s’est fait beaucoup grâce au bouche-à-oreille.  »

Tout cela n’a pas freiné son engagement dans la vie de la communauté. Malgré son emploi du temps très chargé, Nozière siège au comité d’administration de l’Atlanta International School (AIS) où son fils effectue actuellement sa terminale et sa deuxième fille sa 4eme. «  J’aime bien m’investir pour faire changer les choses  » déclare-t-elle. « J’ai commencé à m’impliquer dans les affaires scolaires lorsque nous étions à Toronto. Nos nombreux déménagements m’ont permis d’observer des fonctionnements efficaces et d’autres moins. De fait, je sais que je peux contribuer et faire la différence. »

En plus de suivre de près la section française de l’AIS, dans laquelle elle a fondé un club de lecture, elle siège par ailleurs au sein du comité d’administration de l’Alliance française d’Atlanta, sert en qualité de Conseillère du Commerce extérieur de la France – Section Sud-Est des Etats-Unis, et joue le rôle de mentor auprès de jeunes intéressés par la finance.

Résidente des Etats-Unis depuis près de 20 ans, dont les cinq dernières années dans le Sud-Est, Cécile Nozière atteste combien la région est en train de devenir un porteur économique important. « Ce n’était pas le cas il y a 20 ans. Je dirai qu’aujourd’hui le Sud représente un bon point d’entrée pour les investisseurs parce que c’est moins cher. Les Français veulent toujours aller à New York car c’est ce qu’ils connaissent, or c’est extrêmement plus coûteux.  »

Lorsqu’on interroge Cécile Nozière sur ce que l’avenir lui réserve, elle répond qu’elle est ouverte à toute possibilité. Cela pourrait-il se traduire par une nouvelle expatriation ? Sa réponse est simple : « Pourquoi pas ? »

Dernière modification : 01/12/2014

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