Eric Feron, professeur brillant, la tête dans les nuages

JPEG Pilote, capitaine, professeur de génie aérospatial de renommée mondiale, Eric Feron semble plus proche du super héros Marvel (vous n’avez qu’à consulter la page Wikipédia de son homonyme pour nous croire : http://en.wikipedia.org/wiki/Feron), qu’à un professeur d’université ennuyeux et enfermé dans son laboratoire du matin au soir. En effet, ce professeur de génie aérospatial de Georgia Tech a plus d’une corde à son arc !

Né à Paris, Eric Feron a déjà passé la moitié de sa vie aux Etats-Unis. Une fois son Master en Sciences informatiques de l’Ecole Polytechnique & Ecole Normale Supérieure en poche, Eric Feron s’est en effet expatrié outre Atlantique en quête de nouvelles idées et de nouvelles aventures. Passionné d’automation, les Etats-Unis lui semblaient tout naturels pour poursuivre ses études. Il obtient ainsi son PhD en génie aérospatial de l’Université de Stanford. Après avoir épousé son amour de jeunesse en plein cursus, il souhaitait par la suite revenir en France. Pourtant, que fait un jeune étudiant doctorant lorsque son professeur de thèse lui propose un poste de titulaire au sein du célèbre MIT ? Il accepte bien sûr ! Il passe ainsi 12 ans à Boston, où il s’épanouie avec sa famille en dépit des hivers rigoureux de la Nouvelle Angleterre.

Quand il enseigne à ses étudiants, la passion d’Eric Feron est aussi palpable que lorsque qu’il effectue ses travaux de recherche sur l’application des théories de la commande, de l’optimisation et de l’informatique à des systèmes d’intérêt aérospatial. Fier de leur éthique de leurs succès, il adore vanter les mérites de ses étudiants « hors du commun ». Alors au MIT, il se souvient avoir enseigné un cours sur les techniques de vol des avions, sachant tout à fait que nombre de ses élèves étaient déjà pilotes de F-18. « Comment pouvez-vous enseigner la théorie de l’art du vol sans en avoir vous-même fait l’expérience ? » Et bien en obtenant sa licence de pilote grâce à un programme de formation continue du MIT ! Malheureusement, aujourd’hui professeur/chercheur à temps complet et père de trois enfants, Eric Feron n’a plus autant le temps de voler…

En 2005, Georgia Tech a, avec succès, attiré Eric Feron à Atlanta afin qu’il y développe un programme informatique. Dans ses propres mots : « Chaque université à une personnalité propre. Le MIT est très orienté vers le monde entrepreneurial. Georgia Tech, de son côté, m’a permit de vraiment me focaliser sur mes travaux de recherche ». Et quel domaine fascinant ! « Dès que vous touchez au génie aérospatial, la communauté internationale s’y intéresse de très près. Les opportunités de partenariat et coopération sont extraordinaires ».

La transition du nord vers le sud s’est montrée très positive pour la famille Feron qui aime voyager et découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux modes de pensée. Atlanta n’est pas seulement un important hub aéroportuaire, mais aussi la ville jumelle de Toulouse, pôle aérospatial français où Airbus est implanté. Que de mieux pour un ingénieur aéronautique que de pouvoir régulièrement voler d’une ville à l’autre ?

Il s’amuse de la surprise de ses amis français qui ne connaissent pas Atlanta « Beaucoup de Français ne connaissent pas cette ville et se demandent bien pourquoi j’y ai choisi de faire ma vie. Ils me demandent ‘Mais qu’est-ce que tu y fais ?’ Et je leur réponds ‘Ce week-end, je vais au Louvre !’ ». « Atlanta est une ville très internationale, et ce peut-être bien plus que Boston ou encore Stanford ». Eric Feron continue : « Atlanta croît de toutes parts. Comme Toulouse, il y a une atmosphère unique dans cette ville qui a pour ambition de jouer un rôle moteur pour toute la région ».

Cette oasis urbaine offre également à Eric Feron la possibilité de nourrir ses envies de musique. Le climat y est très agréable et il n’est pas rare qu’il se rende à vélo sur son lieu de travail. De plus, il profite au maximum du fait que la Côte Est de la Floride ne soit « qu’à 15h00 de route ». Il part ainsi régulièrement y faire du bateau en famille.

Si vous demandez à ses étudiants si Eric Feron vit au pied de la lettre sa philosophie de vie qui est « Act silly whenever possible. Work hard whenever necessary. », ils vous répondront ‘oui’ sans hésitation. Cet adage lui permet de garder une certaine légèreté dans son univers professionnel de nature sérieuse. Et puis, « l’avantage de vivre entre deux cultures, c’est qu’on peut toujours blâmer l’une pour expliquer à l’autre ! » Professeur brillant à l’humilité et au sens de l’humour sans pareils, Eric Feron a bien gagné son titre de super héros atypique.

Dernière modification : 29/03/2013

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