Le chef pâtissier Luc Beaudet : heureux en amours et… en cuisine !

JPEG A 10h00 un jour de semaine, il est étonnamment difficile de se garer pour accéder à la pâtisserie-boulangerie qu’est « Douceur de France », à Roswell. A l’intérieur, les conversations se multiplient, aussi bien en français qu’en anglais, autour de pâtisseries plus appétissantes les unes que les autres. Il ne fait aucun doute que la Saint Valentin approche, alors que les chocolats et gâteaux font l’objet d’un traitement haut en couleurs, dans les tons rouges et roses ! La femme derrière le comptoir se hâte à satisfaire les clients qui forment une impressionnante queue… autre indice montrant que le Chef pâtissier Luc Beaudet s’est fait un nom dans l’agglomération d’Atlanta grâce à son talent, son labeur, son fin palais et la qualité de son service.

L’amour de Luc Beaudet pour l’art culinaire a débuté dans la cuisine de son enfance, dans la région du Poitou. Alors que ses parents commençaient à solliciter son aide dans leurs diverses tâches, il choisi d’aider sa mère aux fourneaux. La création de desserts l’a attiré tout particulièrement et il a décidé, finalement, d’en faire sa carrière et de poursuivre ses études dans ce domaine. Une fois diplômé, il a passé les sept années suivantes à parcourir la France et l’Europe avec « Les Compagnons du Devoir du Tour de France ». C’est au sein de cette organisation qu’il a appris les techniques et spécialités pâtissières de chaque région.

A la suite de cette expérience, Luc Beaudet a souhaité acquérir de l’expérience à l’étranger et s’est rendu au Japon, puis à Dallas (aux Etats-Unis), où il a travaillé à « La Madeleine ». En 1999, Luc Beaudet a enfin réalisé son rêve d’entrepreneur et, avec l’aide de son épouse Danielle, a ouvert sa propre boulangerie-pâtisserie, « Douceur de France », à Marietta (en Géorgie). Aujourd’hui, fort de son succès, « Douceur de France » est une boulangerie-pâtisserie, mais aussi un café qui sert petit-déjeuner et déjeuner à sa clientèle en quête de saveurs françaises authentiques. Ils ont, par ailleurs, ouvert un second point de vente à Roswell, en 2009. « Dans ce métier, vous êtes immédiatement remercié par un sourire ou un mot d’encouragement » explique Luc Beaudet, qui ne changerait de profession pour rien au monde.

Etonnamment, la famille Beaudet n’avait jamais pensé s’installer définitivement aux Etats-Unis. Cette expatriation définitive est venue naturellement, alors que le couple Beaudet se trouvait de plus en plus occupé par son activité, avec de plus en plus de responsabilités, l’obtention de la carte verte aidant. « Nous ne nous sentons pas comme des étrangers ici, contrairement à ce qui fut le cas au Japon. Nous nous sommes très vite intégrés grâce à la qualité de l’accueil extraordinaire des Américains » déclare t-il.

« Si je retournais en France, je serais un chef-pâtissier parmi tant d’autres. Mais ici, en trouvant ma niche, j’ai pu rencontrer un succès considérable » nous dit-il. A Marietta, il est évident que Luc Beaudet a trouvé sa niche, son coin de paradis. En plus d’avoir le soutien inconditionnel de sa famille, il attribut son succès à l’évolution du goût des Américains, de plus en plus ouverts à de nouvelles saveurs, ainsi qu’à l’accessibilité des produits du monde dans notre époque globalisée. Luc Beaudet sélectionne ainsi avec soin ses produits, locaux et Français, pour offrir la meilleure expérience culinaire possible.

Comme beaucoup d’entrepreneurs, son activité professionnelle ne lui offre pas beaucoup de temps libre. Cependant, il apprécie de participer en famille aux activités sociales d’Atlanta-Accueil et du groupe meet-up « Le Rabelais », « qui tourne généralement autour de la bonne bouffe »

La famille Beaudet profite également des plaisirs des voyages. De plus, Luc et sa famille passe généralement 2 à 3 semaines en France chaque année afin de rendre visite à leurs familles respectives et s’assurer que leurs deux enfants pratiquent leur français. L’éducation de leur fille et de leur fils, aujourd’hui âgés de 19 et 17 ans, n’a jamais été un problème, de par la qualité d’une école publique américaine proche de leur domicile et de l’association « l’Ecole du Samedi ». Luc Beaudet se souvient, le sourire aux lèvres, d’un tour joué à leurs enfants durant plusieurs années lorsque ceux-ci étaient plus petits : Luc et son épouse inscrivaient leurs enfants chaque mois de juin dans une école française, alors que l’année scolaire finissait plus tard dans l’Hexagone. Ils « bénéficiaient » ainsi d’un mois d’école supplémentaire tout en pratiquant la langue de Molière !

Luc Beaudet est un homme heureux, ici en Géorgie. Il apprécie l’ouverture sur le monde de l’agglomération d’Atlanta, tout en profitant de ses paysages et de son climat. Lorsque nous demandons à un expatrié français ce qui lui manque le plus aux Etats-Unis, la gastronomie française est généralement en tête des réponses. Mais pour Luc Beaudet, qui a, à portée de mains, macarons, éclairs, baguettes et autres, ce n’est pas un problème ! De fait, Luc Beaudet nous dit, sans hésitation, « être chez lui en Géorgie », sans projet de retour au pays natal.

Dernière modification : 30/01/2013

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