Daniel Wolff, un garant des cultures francophones à Atlanta

JPEG Président de l’Alliance française d’Atlanta, mais aussi épicurien et passionné d’aviron, de culture et de tout ce qui touche à l’international, Daniel Wolff est ici dans la capitale géorgienne dans son élément.

Alsacien d’origine, né à Strasbourg, Daniel Wolff découvre les États-Unis pour la première fois lors d’un stage de 3 mois dans le cadre de ses études d’ingénierie. À la fin de ses études, il entre sur le marché du travail en Allemagne comme directeur de projet et des ventes au sein de l’entreprise GEKA Waermetechnik Energy Systems, spécialisée dans l’ingénierie et la production d’énergies thermiques. Il a ensuite l’opportunité de s’installer à Atlanta en 1991 pour un transfert de 3 ans au sein de la compagnie de Systèmes énergétiques KONUS, dont il devient le président jusqu’en 1995.

Fort d’un parcours forgé à l’international entre la France, l’Allemagne et les Etats-Unis, Daniel Wolff a ajouté plusieurs cordes à son arc. Séduit par le Sud-est américain, expert en ingénierie, polyglotte, il décide finalement de s’installer à Atlanta sur le long terme et de faire ses preuves en tant qu’entrepreneur. C’est ainsi qu’en 1994 il crée CoProTech.inc, sa propre compagnie de consulting en ingénierie et en génie thermique (dont il est toujours le détenteur) auprès des firmes industrielles en Amérique du Nord. Grâce à cette aventure, Daniel Wolff se stabilise professionnellement dans le Sud-est et il profite pleinement des opportunités qu’offre la région en matière de loisirs et d’activités sportives.

Outre un agenda professionnel chargé, il s’investit pleinement dans les activités et associations de la communauté française locale. D’abord bénévole à l’Alliance française dans les années 2000 pour l’organisation de dîners francophones mensuels satisfaisant son « goût pour la bonne chair et le bon vin », puis membre du conseil d’administration, il est depuis maintenant 2 ans président de l’association. Parallèlement à son activité au sein de l’Alliance française, Daniel Wolff s’adonne durant sont temps libre à sa passion : les sports nautiques et l’aviron. C’est cette passion qui l’amène à prendre part aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 1996, lors desquels il s’engage comme bénévole aux côtés de la Fédération Française des Sociétés d’Aviron, puis de devenir capitaine de régate en 1999.

Aujourd’hui garant d’une culture francophone très diversifiée dans le Sud-est américain, Daniel Wolff est aussi le témoin du dynamisme culturel croissant de ces dernières années dans la région : « avant les Jeux Olympiques de 1996, Atlanta possédait un espace culturel relativement restreint par rapport aux autres grandes villes américaines. Cela a bien changé depuis ». « De même, la synergie entre les différents représentants de la présence française à Atlanta ne cesse de s’accroître - notamment entre l’Alliance française, l’École du samedi, la Chambre de commerce ou les entreprises - et cela est très positif », ajoute t-il.

Côté projets ? « Dès la rentrée prochaine, le 29 septembre, l’Alliance française débutera la célébration de son centenaire, via une série d’événements ambitieux. Ce sera notamment l’occasion d’engager la communauté internationale et francophone pour promouvoir la culture et la langue française. J’espère vous y voire nombreux ! ». Enfin, attiré par l’accueil chaleureux, l’environnement favorable aux affaires qui lui procure une liberté d’action appréciable, Daniel Wolff envisage de rester dans le Sud-est, et ce à durée indéterminée ...

DANIEL WOLFF SOUMIS AU QUESTIONNAIRE DE BERNARD PIVOT :

- Votre mot préféré ?
Universel.

- Le mot que vous détestez ?

Chauvinisme, dans le sens d’une admiration exagérée et exclusive de son pays - c’est l’antithèse d’International.

- Votre drogue favorite ?
Le chocolat, noir bien sûr !

- Le son, le bruit que vous aimez ?

Le son d’une coque qui glisse dans l’eau.

- Le son, le bruit que vous détestez ?

Le crissement des ongles sur un tableau noir.

- Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
Merde – c’est classique.

- Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
Stephane Hessel (diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain et militant politique français). J’ai déjà eu l’occasion de le rencontrer en janvier 2012 à Paris lors de la rencontre internationale des Alliances françaises. J’ai surtout été fasciné par l’engagement de cet homme, son dynamisme à 94 ans, son charisme, son respect intransigeant de la dignité humaine.

- Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?

Douanier, un métier vouer à disparaître, j’espère...

- La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
Le dauphin. C’est un animal particulièrement intelligent qui m’a toujours beaucoup fasciné, comme tous les mammifères marins de façon générale. Lorsque vous nagez en haute mer, les dauphins viennent vous voir et cherchent le contact alors qu’ils sont dans un environnement totalement sauvage ! La grâce, l’intelligence et la curiosité du dauphin sont assez étonnantes.
- Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?
« Tu nous auras bien fait rire quand même ! »

Dernière modification : 27/06/2012

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