Georgia Tech et la France travaillent sur le futur du graphène

Traduction basée sur l’article paru sur le site internet de Georgia Tech :
http://www.cos.gatech.edu/news/Georgia-Tech-and-France-Plan-the-Future-of-Graphene

Pour la deuxième année consécutive, Georgia Tech et le Consulat général de France à Atlanta ont organisé une série d’événements pluridisciplinaires intitulée « France-Atlanta 2011, Together towards innovation ». Un des évènements scientifiques organisés dans ce cadre concernait le graphène et la création de partenariats futurs entre les Etats-Unis et la France dans ce domaine. Le graphène est une forme allotropique du carbone présente dans des feuilles d’un atome d’épaisseur seulement.

Le symposium sur le graphène a été initié l’année dernière par le Consulat général de France et Claire Berger, Directrice de recherche à l’Institut Néel-CNRS en France et chercheur dans le laboratoire de graphène épitaxié dirigé par le professeur de physique Walt de Heer à Georgia Tech.

« Puisque Walt de Heer avait rédigé le premier guide sur le graphène en 2001, avait décroché le premier brevet en 2003 et écrit le premier article l’année suivante, le choix de l’associer à ce projet a été naturel », a déclaré Claire Berger.

Pourquoi étudier le graphène et pas un autre matériau ? « Le silicium a ses limites », a déclaré Walt de Heer, également directeur du groupe de recherche interdisciplinaire de graphène au Materials Research Science and Engineering Center (MRSEC). « Le silicium a atteint certaines limites fondamentales en termes de vitesse et de génération de chaleur. Il y a un problème de dissipation de la chaleur générée avec l’utilisation du silicium, problème inexistant avec le graphène. Alors que le graphène ne remplacera pas le silicium dans la plupart des applications, il sera très utile pour les périphériques informatiques ».

« Grâce à la collaboration franco-américaine déjà existante sur le graphène, nous travaillons de manière complémentaire de sorte que nous pouvons utiliser les équipements scientifiques français et américains pour réaliser des expériences impossibles sans cette coopération. Par exemple, nous avons accès au synchrotron en France et nous avons aussi la possibilité d’utiliser le laboratoire de haut champ magnétique », a déclaré Claire Berger.

Actuellement, Walt de Heer et Claire Berger travaillent avec Albert Fert, Prix Nobel de physique 2007, pour sa découverte sur la magnétorésistance géante (phénomène qui permet la construction de disques durs à grande capacité pour la téléphonique mobile). Leur travail consiste à utiliser les connaissances du Professeur Fert sur le spin des électrons, appelé spintronique pour l’appliquer au graphène.

JPEG
Albert Fert, Prix Nobel de physique 2007 (au centre) avec les physiciens Claire Berger et Walt de Heer (de gauche à droite)

Le symposium « Graphene : Taking Electronics Beyond Silicon  » s’est tenu le 28 octobre dernier et a été ouvert par Pascal Le Deunff, Consul général de France à Atlanta, suivi de Steven McLaughlin, Vice-recteur pour les affaires internationales à Georgia Tech, ouvrant la voie à une collaboration encore plus fructueuse.

Lors de cette rencontre, les participants ont découvert les travaux de Walt de Heer et ceux de Robert Haddon, de l’Université de Californie-Riverside, sur les progrès sur la chimie du graphène. Fert a aussi parlé de son travail en spintronique, tandis qu’Amina Taleb-Ibrahimi, de l’équipe du Synchrotron Soleil, a exposé les possibilités scientifiques pour l’usage du graphène. Plus tard dans la journée, Claire Berger et Jean Favero, directeur du Bureau CNRS pour l’Amérique du Nord, ont parlé des programmes internationaux en France ainsi que des futurs projets européens sur le graphène, tandis que Bernard Kippelen, du Center for Organic Photonics and Electronics à Georgia Tech, a présenté le domaine de l’optoélectronique à base de carbone. A la fin du symposium, trois administrateurs de la National Science Foundation (NSF) - David Stoner, Janice Hicks et Tom Rieker – ont exposé aux scientifiques les possibles financements de la NSF.


Grâce au renouvellement d’un partenariat sur le graphène entre la France et les États-Unis, des fonds seront mis à disposition pour les étudiants, postdoctorants et professeurs afin qu’ils puissent travailler ou étudier dans des établissements partenaires situés des deux côtés de l’Atlantique.

Dernière modification : 16/12/2011

Haut de page