Bernard Anquez, un « facilitateur » des relations économiques entre la France et les Etats-Unis

JPEG Entre les Etats-Unis et la France, il y a l’Atlantique. Il y a aussi Bernard Anquez. Le Vice-président d’Air France-KLM à Delta Air Lines est de ceux qui, jour après jour, travaillent à enrichir le lien entre nos deux pays. En effet, depuis six ans, Bernard Anquez représente l’entreprise française au sein de la plus grande compagnie aérienne du monde. « Facilitateur » dans les échanges entre les deux entreprises, comme il se décrit lui-même, Bernard Anquez fait le lien entre deux cultures qui se rencontrent, se découvrent, se confrontent parfois, mais continuent à coopérer de manière toujours plus approfondie.

Il y a tout juste deux ans, fin mai 2009, un partenariat de joint-venture entre Air France-KLM et Delta Air Lines venait couronner cette coopération, fruit du travail des « facilitateurs » comme Bernard Anquez. Cette relation de travail stratégique est très importante pour les deux parties, car elle constitue non seulement un modèle de développement pour ces deux groupes pour les vols transatlantiques, mais elle a aussi un impact sur le futur des deux entreprises en général comme nous l’explique Bernard Anquez. Ce dernier a un rôle qu’il décrit comme « large et ouvert » : représentant d’Air France-KLM, il est en contact avec toutes les fonctions au sein de Delta, « pour faire en sorte que les échanges et les partenariats se passent le mieux possible ».

Ainsi, même si « tout se passe bien la plupart du temps » selon lui, il faut chaque jour régler des petits problèmes qui naissent toujours au point de rencontre de deux cultures. Sur le moyen terme, il participe à l’organisation des comités de direction de la joint venture qui se tiennent tous les trois mois entre les dirigeants des deux entreprises. Enfin, Bernard Anquez est aussi l’un des acteurs déterminants pour décider des futures orientations du partenariat économique.

Fier de sa « position unique au contact de beaucoup de personnes différentes et passionnantes tant à Delta qu’à Air France-KLM », Bernard Anquez se dit heureux du « dynamisme dans l’évolution de la relation » et de son rôle pour « fluidifier l’information ». Son travail a notamment été récompensé récemment par le succès de la rencontre entre les quatre principaux dirigeants de Delta et l’Ambassadeur de France qui était en visite à Atlanta. Au cours d’un « entretien très riche et de grande qualité » entre notamment Richard Anderson, CEO de Delta et Son Excellence François Delattre, il a vécu « un moment passionnant et agréable, résultat du travail effectué pour gagner la confiance des uns et des autres ».

Si Bernard Anquez est aussi efficace dans son travail, c’est qu’il a d’abord fait un parcours académique brillant puisqu’il menait de front à la fois des études aux Ponts et chaussées en même temps qu’une maîtrise en sciences économiques à la Sorbonne. Il s’est ensuite envolé pour ... les Etats-Unis ! Il a atterri à la prestigieuse Université de Stanford pour y suivre un master en sciences des transports. C’est d’ailleurs là-bas qu’il suit le cours qui sera déterminant pour le reste de sa carrière : "Airline Management", enseigné par un pilote-instructeur de la Pan Am. Il commence ensuite sa carrière au sein d’Air France par une période qu’il qualifie « de formation » pendant laquelle il va découvrir le monde, de la Colombie au Japon. Il part ensuite pour aider à la création d’Amadeus – dont Air France est actionnaire – le fournisseur leader mondial des solutions technologiques de gestion pour la distribution et la vente de services de voyages. Il revient à Air France au bout de sept ans.

Et enfin : les Etats-Unis, Atlanta, « le défi américain » toujours intact plusieurs dizaines d’années après avoir foulé le sol américain pour la première fois. « Jeune français curieux », « très parisien », il s’était alors enthousiasmé pour l’Amérique à son arrivée à Stanford. Depuis, il revendique d’ailleurs : « J’ai toujours eu un grand attachement aux Etats-Unis ». Le séjour américain de Bernard Anquez était initialement prévu pour une courte durée, mais « la vie confortable à Atlanta » et « les relations très intenses entre les deux groupes » l’ont amené à prolonger son séjour à un poste où il a su se rendre indispensable.

Pour ses efforts inlassables afin de renforcer la coopération entre la France et les Etats-Unis, Bernard Anquez a récemment été nommé Chevalier dans l’Ordre National du Mérite. Le rôle actif qu’il joue dans de nombreuses associations telles que la Chambre de commerce franco-américaine, l’Alliance française d’Atlanta ou au sein de la section du Sud-est américain des Conseillers du Commerce Extérieur ont également contribué à cette nomination.

Aujourd’hui, l’un de ses fils, marié à une Américaine, suit un doctorat en physique à Georgia Tech. Du coup, comme il le dit non sans humour, Bernard Anquez se verrait bien rester encore « entre 6 mois et 10 ans ».

Dernière modification : 01/06/2011

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