La chirurgie mini-invasive : quand les robots assistent les chirurgiens

JPEGChirurgies urologique, digestive, vasculaire, gynécologique, thoracique, cardiaque et de la main…autant de chirurgies qui peuvent depuis quelques années être réalisées, pour la plupart, grâce à des robots chirurgicaux ! Depuis 1999, année de lancement des robots chirurgicaux appelés Da Vinci par la société Intuitive Surgical, le nombre de ces assistants high-tech croît de façon exponentielle, puisqu’on observe une croissance de 25% par an. Ainsi plus de 2000 sont dénombrés aux Etats-Unis contre une quarantaine seulement en France.

Le robot chirurgical permet aux chirurgiens d’effectuer des opérations délicates et complexes à travers des incisions de petite taille tout en améliorant la vision, la précision, la dextérité et le contrôle lors des opérations. Le système se compose d’une console ergonomique depuis laquelle sont contrôlés les quatre bras robotiques du robot. Afin de guider les mouvements des bras du robot, le chirurgien, assis en face de la console, visionne et intervient sur les images de l’opération en cours de réalisation projetées en 3D. De fait, c’est bien le chirurgien qui opère et non le robot lui-même !
Il y a une vingtaine d’années, l’arrivée de la cœlioscopie avait diminué la taille des incisions et donc le traumatisme opératoire. Maintenant, grâce à l’utilisation de ces robots, le chirurgien a une vision binoculaire en 3D, ce qui n’était pas possible avec la cœlioscopie. De plus, les gestes sont plus sûrs et plus précis car ils sont lissés par la machine (comme les tremblements de la main par exemple) et la dextérité des bras robotisés permet des gestes quasi infaisables pour la main humaine. Ainsi, le chirurgien peut travailler dans d’excellentes conditions de confort et donc plus longtemps. Lorsqu’il est opéré avec les machines Da Vinci, le patient voit son séjour hospitalier s’écourter et son rétablissement est plus rapide.

Aux États-Unis, environ 80 % des prostatectomies dues aux cancers de la prostate sont effectuées avec l’aide d’un robot. En France, la proportion est de 18 % et devrait atteindre 25 % fin 2011. Au mois de septembre dernier, c’était au tour de la clinique du Tonkin à Lyon de s’équiper d’un de ces appareils qui a déjà été utilisé à 150 reprises pour traiter des patients dans pas moins de six spécialités (chirurgies urologique, digestive, vasculaire, gynécologique, cardiaque et de la main) et fait la fierté du directeur de la clinique.

Dernière modification : 06/05/2011

Haut de page